L’étude graphologique permet de cerner la manière dont s’actualise le bagage archétypal présent dans le thème astrologique.

Il est possible de travailler à la synthèse de ces deux méthodes – astrologie et graphologie – qui se complètent et s’associent, en permettant une étude plus affinée. 

En effet, si l’étude astrologique offre de mettre en lumière les ressources archétypales de chacun, l’étude du graphisme permet d’évaluer comment sont actualisés ces possibles.

Le thème astrologique révèle nos potentialités : il recèle une promesse dont notre Soleil – représentant du Soi – serait le point unificateur. Cependant chacun reste l’agent de sa propre existence et nous ne savons jamais, au seul vu du thème, comment s’actualise le bagage archétypal qu’il contient. 

article graphologie

L’espace et le temps forment une unité inséparable au cœur de laquelle l’humain s’incarne : la trame est verticale et porteuse de sens mais nous tissons notre existence et nous œuvrons à incarner ce sens sur l’horizontale.

La conscience s’organise donc sur une trame spatiale mais temporalisée, tissée sur la chaîne du temps.

Dans l’écriture, l’occupation de l’espace est très révélateur de la place que nous prenons en ce monde. 

La typologie planétaire s’appuie sur les tempéraments Hippocratiques : Bilieux, Sanguin, Lymphatique et Nerveux, en relation avec les quatre éléments. 

Ceux-ci illustrent les quatre dimensions de la vie, ils logent en nous et structurent l’univers. Pour Empédocle, tout s’enracine dans les quatre éléments : Feu, Air, Terre, Eau. 

La typologie offre une étude rapide et cependant précise du mouvement d’ensemble de l’écriture, elle en donne une représentation vivante, à partir des grands mythes et des grands symboles associés aux éléments

Chaque lettre de l’alphabet latin est porteuse d’une dimension symbolique qui se rapporte aux lettres hébraïques et aux hiéroglyphes égyptiens.

Les hiéroglyphes égyptiens, à l’origine purement pictographiques et avant de prendre une valeur phonétique, sont apparus à la même époque que les caractères cunéiformes en Mésopotamie. 

Les travaux de Champollion nous ont permis d’entrer dans cette culture égyptienne. 

Par exemple, la lettre hébraÎque Aleph et le hiéroglyphe égyptien représenté par l'Aigle correspondent, sur le plan symbolique, au "A" de l'alphabet latin.

Les hiéroglyphes égyptiens sont à l’origine de la construction de l’alphabet que nous utilisons aujourd’hui. 

Plus tard, les Grecs ont repris cet alphabet phénicien et l’alphabet grec a donné naissance à l’alphabet étrusque,  à l’origine de notre alphabet d’aujourd’hui.

Vers l’an 1300 av. J.-C., les Phéniciens ont entrepris de simplifier les deux écritures dont ils disposent : l’écriture cunéiforme – dérivées d’idéogrammes – en usage en Mésopotamie et les hiéroglyphes en usage sur les bords du Nil. 

Progressivement ils passèrent aux syllabes et arrivèrent à transcrire tous les mots de leur langue avec 22 caractères qui étaient des consonnes. L’alphabet est né à ce moment-là. Les Grecs l’ont ensuite emprunté aux Phéniciens en y ajoutant des voyelles. Cet alphabet nous a été légué presque tel quel par l’intermédiaire des Romains.

Notre alphabet latin s’origine également de l’alphabet hébraïque, lui-même issu de l‘alphabet phénicien

L’archéologie montre que l’écriture hébraïque ancienne est proche de l’écriture phénicienne. Les lettres hébraïques recèlent une dimension initiatique dans leurs noms comme dans leurs formes.

La pluralité des approches décrites ci-dessus met en relief la dimension symbolique présente dans le graphisme.

Elles n’excluent pas – mais complètent – une autre dimension essentielle de l’étude graphologique basée sur les 7 genres de Crépieux-Jamin, qui est à étudier en premier dans toute analyse graphologique.

Les 7 genres sont axés sur des éléments rationnels tels que la taille de l’écriture, sa pression, sa direction, sa forme, sa continuité, sa vitesse et son ordonnance. 

Les travaux de Max Pulver y ont ajouté la symbolique de l’espace dans le graphisme.