Graphologie

L’étude graphologique permet de cerner la manière dont s’exprime ici et maintenant le bagage archétypique présent dans le thème astrologique.

Il est possible de travailler à la synthèse de ces deux méthodes – astrologie et graphologie – qui se complètent et s’associent, en permettant une étude plus affinée. En effet, si l’étude astrologique offre de mettre en lumière les ressources archétypales de chacun, l’étude du graphisme permet d’évaluer comment sont actualisés ces possibles.
Le thème astrologique révèle nos potentialités : il recèle une promesse dont notre Soleil serait le point unificateur il suggère le chemin pour tendre vers la totalité. Cependant, chacun reste l’agent de sa propre existence et nous ne savons jamais, au seul vu du thème, comment la personne puise dans ses ressources. Or, l’écriture, reflète l’univers intérieur qui est le nôtre au moment présent. Elle précise comment, concrètement, nous avançons dans la vie et utilisons le bagage proposé par le thème astrologique.

L’espace-temps

Le symbolisme de l’espace est essentiel en graphologie comme en astrologie : la croix, symbole présent dans toutes les cultures et les religions, illustre la notion d’espace/temps avec l’horizontalité et la verticalité que nous retrouvons tout autant dans le champ graphique que dans le thème astrologique.
Grâce à Einstein nous savons que l’espace et le temps forment une unité inséparable au cœur de laquelle l’humain s’incarne : la trame est verticale et porteuse de sens mais nous tissons notre existence et nous œuvrons à incarner ce sens sur l’horizontale. La conscience s’organise donc sur une trame spatiale mais temporalisée, tissée sur la chaîne du temps

Le temps intérieur, dans la verticalité, nous traverse de haut en bas mais il est perçu différemment suivant l’âge et le niveau de conscience. Ce temps – que l’homme percevait à l’origine comme le secret divin du flux de la vie – coule en nous de manière irréversible : c’est le temps d’une vie. C’est par exemple l’axe Milieu du Ciel/Fond du Ciel du thème astrologique : ce qui a valeur d’accomplissement s’appuie sur les valeurs surs lesquelles nous fondons notre existence. Dans l’écriture nous retrouvons cet axe vertical avec les hampes qui soulignent l’élévation intérieure et les jambages qui suggèrent sur quoi celle-ci s’appuie.

Entre ciel et terre l’homme incarne la temporalité qui s’inscrit en lui à la naissance : le temps (la verticalité) est le cadre dans lequel il s’organise sur l’horizontale. L’axe ascendant/descendant du thème astrologique illustre cela ainsi que la zone médiane de l’écriture qui de gauche à droite, montre comment nous avançons dans la vie et comment nous allons vers autrui en extériorisant les potentialités de la zone verticale du graphisme.

Dans l’écriture, l’occupation de l’espace est très révélateur de la place que nous prenons en ce monde. De plus, la zone médiane horizontale -représente le point de jonction entre la verticalité et l’horizontalité : on y retrouve l’équilibre interne entre esprit et matière. Cette zone, très importante, suggère la cohérence entre les aspirations et la dimension tangible de l’existence.

La typologie planétaire

Elle s’appuie sur les tempéraments Hippocratiques : Bilieux, sanguin, Lymphatique, Nerveux. Les quatre éléments illustrent les quatre dimensions de la vie, ils logent en nous et structurent l’univers. Cette approche permet d’aborder l’être dans sa globalité. Elle offre une étude rapide et cependant précise du mouvement d’ensemble de l’écriture, elle en donne une représentation vivante, à partir des grands mythes et des grands symboles associés aux éléments.

Les types psychologiques

Le repérage des quatre éléments dans l’écriture permet d’aborder ensuite les quatre fonctions psychologiques que C.G. Jung a abordé pour la première fois en dans son ouvrages “Les types psychologiques“.

Chaque lettre de notre alphabet est porteuse d’une dimension symbolique qui se rapporte aux lettres hébraïques et aux hiéroglyphes égyptiens.

Au IVème millénaire les mésopotamiens inventèrent l’écriture qui initia une nouvelle manière de penser notre univers. Les hiéroglyphes égyptiens, à l’origine purement pictographiques avant de prendre une valeur phonétique, sont apparus environ à la même époque que les caractères cunéiformes en Mésopotamie. Les travaux de Champollion nous ont permis d’entrer dans cette culture égyptienne. 

Les hiéroglyphes égyptiens sont à l’origine de la construction de l’alphabet que nous utilisons aujourd’hui. Plus tard, les Grecs ont repris cet alphabet phénicien et l’alphabet grec a donné naissance à l’alphabet étrusque qui est directement à l’origine de l’alphabet que nous utilisons aujourd’hui.

En effet, vers l’an 1300 av. J.-C., les Phéniciens ont entrepris de simplifier les deux écritures dont ils disposent : l’écriture cunéiforme – dérivées d’idéogrammes – en usage en Mésopotamie et les hiéroglyphes en usage sur les bords du Nil. Progressivement ils sont passés aux syllabes et ils sont arrivés à transcrire tous les mots de leur langue avec 22 caractères qui étaient des consonnes. L’alphabet est né à ce moment-là. Les Grecs l’ont ensuite emprunté aux Phéniciens en y ajoutant des voyelles. Cet alphabet nous a été légué presque tel quel par l’intermédiaire des Romains.

Notre alphabet s’origine également de l’alphabet hébraïque, lui-même issu de l‘alphabet phénicien. L’archéologie montre que l’écriture hébraïque ancienne est proche de l’écriture phénicienne. Les lettres hébraïques recèlent une dimension initiatique dans leurs noms comme dans leurs formes. 

La pluralité de ces approches met à l’honneur la dimension symbolique présente dans le graphisme. Cela n’exclut pas, mais complète, une autre dimension de l’étude graphologique plus axée sur des éléments rationnels.

En résumé, l’écriture témoigne du présent alors que le thème astrologique est une représentation de la totalité du potentiel. Dans ces deux approches il s’agit toujours d’approfondir la connaissance de soi et d’entrer en résonance avec le symbole, lien entre l’humain et le ciel.

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